Publié le 05/06/2015, par Hexaconso

•Enfin une Indication Géographique pour les produits artisanaux

Jusqu'à présent, seuls les produits alimentaires pouvaient bénéficier d'un label officiel garantissant leur provenance. Espadrilles de Mauléon, porcelaine de Limoges, parapluies d'Aurillac, vases d'Anduze, textile des Vosges... environ 200 produits pourront désormais bénéficier de la toute nouvelle Indication Géographique étendue aux produits manufacturés. Plus d'un an après la loi Hamon du 17 mars 2014, le décret est enfin paru. Carole Delga, la secrétaire d'Etat en charge du Commerce et de l'Artisanat, s'en félicite: "C'est une logique gagnant-gagnant pour le consommateur et l'entreprise car le label garantira le respect d'un certain procédé de fabrication et en fera la promotion. Il permettra notamment de se distinguer de la concurrence étrangère et de mieux lutter contre la contrefaçon".  

Pour avoir de droit d'apposer ce nouveau logo sur ses produits, les entreprises concernées devront se réunir autour d'un "organisme de défense et de gestion" et établir un cahier des charges commun établissant les règles à respecter pour obtenir l'IG. Il sera ensuite examiné par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), organisme qui délivre notamment les certificats de brevets et noms de marques. Avant toute homologation, une enquête publique sera lancée pendant laquelle chacun pourra faire des remarques. L'INPI se réserve aussi le droit d'amender le cahier des charges s'il le juge nécessaire. "Un contrôle sera effectuée par un organisme indépendant", précise Carole Delga.

Une dizaine de regroupements de PME artisanales sont en cours et Bercy prévoit, à terme, la labellisation de quelque 200 produits manufacturés et ressources naturelles. "Cela prendre plus ou moins de temps car ça dépend de chaque territoire. Certaines entreprises auront plus de facilités à se rassembler que d'autres", explique Carole Delga. C'est notamment le cas pour les parapluies d'Aurillac. "Nous ne sommes plus que deux producteurs donc nous avons déjà pu commencer à travailler sur le cahier des charges", relate Matthieu Piganiol, directeur général de Piganiol, créée en 1884. 

Mais lorsque la concurrence est plus féroce, les collectivités locales montent parfois au créneau pour rappeler tout le monde à l'ordre. "Le problème à Mauléon c'est qu'il est impossible de réunir à une même table les 5 derniers fabricants artisanaux d'espadrilles", constate Michel Etchebest, le maire de cette petite commune de 3.300 habitants, nichée au coeur du pays Basque. Lui se bat pour trouver un compromis autour de l'IG, avec en ligne de mire de potentiels emplois sauvegardés et créés sur Mauléon. Le jeu en vaut bien la chandelle.



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