Faux-amis

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  • Pourquoi ?

    Vendeur, le « Made in France » ? Sûrement, si l'on en croit la communication de certaines marques. Mais attention, quelques-unes en profitent pour nous laisser supposer qu'elles fabriquent leurs produits en France, alors qu'il n'en est rien. Pour éviter de vous faire piéger, Hexaconso vous livre ici une petite liste de ces entreprises qui ne jouent pas le jeu clairement ou qui, petit à petit, délocalisent, délocalisent...

    Et si vous souhaitez porter à notre connaissance une marque qui vous semble avoir sa place dans cette liste, n'hésitez pas à nous en faire part en nous contactant ici.
  • Lejaby

    Janvier 2012 : reprise de Lejaby par Alain prost (ex PDG de La Perla) associé au principal sous-traitant tunisien de cette marque de lingerie, avec fermeture de la dernière usine française de production à Yssingeaux (Haute-Loire). La fabrication aura été totalement délocalisée entre 1996 (1 100 salariés dans 8 usines en France) et 2012 (restent 195 salariés, dont 0 en production) !
  • Tamaris

    Tamaris est une marque allemande de chaussures à la mode, intégralement fabriquées en Asie. Tamaris prévoit pour 2012 une grande campagne de communication en France. Le problème ? Les photos montrent une chaussure Tamaris en gros plan, avec un gros coeur bleu-blanc-rouge en guise d'étiquette, accompagné du mot France judicieusement placé... On ne peut pas faire plus tendancieux. La DGCCRF a été saisie par la fédération française de la chaussure. En attendant, ne vous faites pas prendre au piège ! En savoir plus
  • Hublot

    Hublot est une marque de vêtements marins, certes moins connue que les leaders (partiellement Made in France) du genre, mais bien distribuée en bord de mer. Fabriqués en France, dans le Tarn, jusqu'en 2004, les vêtements sont aujourd'hui produits en totalité en Chine, au Bangladesh, au Maroc et en Tunisie. A éviter !
  • Mauboussin

    La stratégie marketing offensive de Mauboussin a beau très bien marcher, leurs bijoux n'ont plus grand chose à voir avec la célèbre joaillerie française. Et pour cause : ils sont aujourd'hui fabriqués en Asie. Reprise en main par Alain Némarq en 2002, l'effectif de la maison était d'ailleurs passé à l'époque de 144 à... 23 ! Et Alain Némarq se vante, tout à fait sérieusement, de faire de la stratégie émotionnelle...
  • Pare Gabia

    Célèbre marque d'espadrilles haut de gamme fabriquées en France, Pare Gabia a été rachetée en 2008 par Luxat, groupe du sud-ouest spécialisé dans la chaussure fabriquée en Tunisie. Et cela n'a pas loupé, puisque grâce à Luxat, Pare Gabia fabrique maintenant en Tunisie. Tout juste reste-t'il une plateforme logistique à Sainte-Marie-de-Gosse (64), même plus capable de corriger les éventuelles malfaçons des produits. Merci Luxat ! En savoir plus
  • Teddy Smith

    Teddy Smith (basée à Albi) est la première marque française de jeans. Elle vend également des blousons, tee-shirts, chemises... Teddy Smith conçoit ses collections dans ses bureaux de style, achète les tissus en Italie et en Espagne, et sous-traite la fabrication en Tunisie, Italie, Turquie, Inde et Chine. Créée en 1989, la marque a fermé en 2005 son atelier de confection d'Albi, qui employait 40 personnes.
  • Arcus

    Frappée par la crise qui sévit dans le secteur de la chaussure, Thonon-Laburthe, la dernière société française de découpe et de piqûre de ses chaussures de détente haut de gamme, a délocalisé, en 2008, cette activité en Inde et au Portugal. Du coup, le fabricant qui produit 300 000 paires par an et exploite la marque Arcus, a procédé à un plan social. Son site de Pontacq, en Pyrénées-Atlantiques, s'est délesté d'environ un quart de son effectif (24 salariés sur 95). Thonon-Laburthe conserve uniquement (et pour l'instant ?) la conception et l'assemblage des chaussures.
  • Texier

    Texier, maroquinier implanté à Vitré (35), a lui aussi fini par céder à ces fameuses sirènes... En 2005, il a délocalisé une partie de sa production vers l'Asie, entraînant ainsi la disparition d'une centaine d'emplois dans son usine bretonne, qui en comptait alors 400.
  • Cébé

    Jusqu'ici fabricant de lunettes de soleil et de masques de ski dans le Jura, haut lieu de la lunetterie en France, Cébé a d'abord été rachetée par le groupe d'optique italien Marcollin (en 1999). Fin 2007, la production a été délocalisée en Chine et en Italie. Aujourd'hui, la marque Cébé vient d'être vendue à l'américain Bushnell Outdoors Product. Et encore une marque française vidée de sa substance...
  • Bollé

    Le groupe américain Bushnell Performance Optics a délocalisé en 2005 en Chine la fabrication et l'assemblage des lunettes solaires et de ski réalisés dans son usine Bollé Production d'Oyonnax (Ain), société acquise en 2000. Cette restructuration a ainsi détruit 60 des 70 emplois de l'entreprise située à Oyonnax. En 2001, le groupe avait déjà transféré en Asie du Sud-Est la production des masques de protection pour l'industrie et le militaire jusqu'alors confiées à des sous-traitants de la Plastic Vallée.
  • France Espadrilles

    On peut difficilement faire plus tendancieux que "France Espadrilles", surtout lorsque rien n'est fabriqué en France ! Les espadrilles portant sur le côté le nom d'Etchandy viennent par exemple du Bangladesh, où des gamines (12 - 14 ans pour les plus jeunes) les fabriquent pour 25 euros par mois !
  • Le Tanneur et Soco

    Le groupe Le Tanneur & Cie possède deux marques en propre : Le Tanneur et Soco. Installé historiquement à Belley, dans l'Ain, Le Tanneur possède toujours deux usines de production à Bort-les-Orgues, en Corrèze. Mais, car il y a un mais, ces usines ne fabriquent pas pour Le Tanneur, mais elles travaillent en sous-traitance pour de grandes marques du luxe. Quant aux marques Le Tanneur et Soco, après avoir été fabriquées en Roumanie (usine fermée en 2006), elles sont fabriquées au Maroc, en Chine et en Inde...
  • Arena

    Il y a quelques années, Arena, alors sponsor de Laure Manaudou, faisait la une des journaux. Et pas seulement pour les résultats de sa championne. Également parce que la holding BS Private Equity, propriétaire de la marque depuis 2006, avait décidé de fermer l'usine de fabrication de maillots de bain située à Libourne (33), pour délocaliser la production en Chine et en Tunisie. Leurs arguments pour justifier de cette délocalisation ? La société gagnait 0,64 euros de moins par maillots fabriqués en France ! La Cour d'appel de Bordeaux l'a d'ailleurs condamnée à revaloriser les indemnités accordées aux salariés licenciés, au motif qu'elle "n'apporte pas la preuve que cette minoration crée une menace pour la compétitivité de l'entreprise".
  • Bande Originale

    Bande Originale est une marque de vêtements pour femme, plutôt sympa au demeurant. Sur leur site internet, il est écrit que la marque est le fruit de la rencontre entre un industriel du Nord de la France et une styliste. On se dit, chouette, une marque qui fabrique dans le Nord ! Que nenni ! Le fameux industriel a en fait un atelier en Tunisie depuis 25 ans. Et c'est là-bas que ça se passe... Ils ont juste oublié de le préciser sur le site. Ajoutons également que, sur leur site internet, un tampon reprenant la mention "Création française" est habilement disposé de façon à ne laisser visible que la partie "tion française", laissant à penser qu'il pourrait être écrit "Fabrication française"... Bien essayé !
  • Barenthal Orfévrerie

    Créée en 1947, la société est spécialiste des couverts haut de gamme. Ils seront jusqu'à 130 salariés en 1954. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 13... Rachetée par un américain d'origine chinoise, la totalité de la production a été délocalisée en Chine en 2005. Cela se passe de commentaire, surtout lorsque la société continue à se prévaloir de sa place de 2ème fabricant français de couverts ! Et encore plus lorsque les Douanes ont condamné en 2005 Barenthal à payer une amende de 10.000 euros pour avoir mentionné une origine française sur des produits importés de Chine !
  • Lamarthe

    Créée en 1930, Lamarthe, spécialiste de la maroquinerie, appartenait depuis 2004 à 3 associés italiens. Après une première délocalisation de la production en Roumanie en 2004, la société a souhaité aller encore plus loin, c'est-à-dire en Chine, depuis 2008. Mais délocaliser ne suffit pas. Placée en redressement judiciaire en octobre 2009, Lamarthe a en effet fini par déposer le bilan. Elle a été rachetée à la barre du Tribunal en avril 2010 par un groupe italien dirigé par Sergio Lin, qui exploitait déjà quatre marques sous licence (Gianfranco Ferré Milano, Spalding & Bros, Ermanno Scervino et Les Copains). La totalité de sa production est sous-traitée à 12 entreprises en Italie, en Roumanie et en Chine, pays qui à lui seul assure 80 % de la fabrication. Plus de doute sur l'origine de la maroquinerie Lamarthe...
  • JB Martin

    Octobre 2009 - Le fabricant de chaussures va supprimer 70 emplois sur 136 et arrêter la fabrication à Fougères (Ille-et-Vilaine), a-t-on appris auprès de la CFDT. « Il s'agit de la dernière usine de chaussures qui restait à Fougères », ancien haut lieu de cette industrie, souligne le syndicat. Voir l'actu
  • Aubade

    Rachetée en 2005 par la société suisse Calida, la marque de sous-vêtements aux célèbres campagnes de publicité ne fabrique plus rien en France. Récemment, Calida a délocalisé le reste de la production française en Tunisie (104 licenciements), après déjà une première fournée de licenciements (180 personnes) en 2006. Tout est aujourd'hui fabriqué en Tunisie. Et des 472 personnes lors du rachat par Calida en 2005, il n'en reste que 28 ! Voir l'article sur le Blog

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